Oui : le mouvement d’air peut améliorer le confort et permettre un réglage moins froid, mais l’économie dépend du réglage réel et de l’occupation.
Associer un ventilateur de plafond et un climatiseur est une excellente stratégie pour améliorer le confort thermique tout en réduisant votre facture d'électricité. Cependant, cette synergie ne fonctionne que si vous modifiez vos habitudes d'usage : le ventilateur doit vous permettre d'augmenter la consigne de température de votre climatiseur d'au moins 2°C à 3°C, et le brasseur d'air doit impérativement être coupé dès que vous quittez la pièce.
Un ventilateur ne refroidit pas l'air de la pièce (son moteur dégage même une infime quantité de chaleur). Il crée un courant d'air sur votre peau qui accélère l'évaporation de la transpiration, produisant une sensation de fraîcheur naturelle de 2°C à 4°C de moins que la température thermométrique réelle. Le climatiseur, lui, extrait la chaleur et réduit l'humidité de l'air. En combinant les deux, le mouvement d'air répartit également l'air frais de manière homogène dans tout le volume de la pièce.
La règle d'or consiste à régler votre climatiseur à une température de consigne plus élevée (ex: 26°C au lieu de 23°C) et à faire tourner le ventilateur de plafond en vitesse basse (vitesse 1 ou 2). Vous obtiendrez le même niveau de confort physique qu'à 23°C climatisés seuls, tout en réduisant considérablement la sollicitation du compresseur du climatiseur, qui est l'élément le plus gourmand en énergie.
Un climatiseur mobile ou split classique consomme entre 800 W et 2000 W d'électricité en fonctionnement stable. Un ventilateur de plafond équipé d'un moteur DC ne consomme que 3 W à 25 W selon la vitesse. En augmentant la consigne de votre climatiseur de seulement 1°C, vous pouvez économiser entre 7% et 10% sur la consommation de la climatisation, ce qui compense largement les quelques watts consommés par le brasseur d'air.
Lors de canicules extrêmes ou dans des logements très mal isolés sous les toits, la sensation de courant d'air tiède peut devenir désagréable si la température intérieure dépasse 35°C et que l'air est saturé d'humidité. Dans ces situations critiques, seul le climatiseur peut ramener l'air dans des conditions de sécurité sanitaire, le ventilateur agissant alors uniquement en support de brassage léger.
Ce guide de l'ADEME détaille les éco-gestes indispensables du confort d'été :